La fin des listes noires

 

Il y a en ligne plus de 500 millions de pages à caractère pornographique ou interdites aux mineurs. Soit environ 4.2 millions de domaines qui concernent environ 7% des 8 milliards de pages accessibles sans contrôle d'accès. Détail important : le développement de l’Internet est tel, que plus de 50 millions de nouvelles pages sont crées, modifiées ou effacées chaque semaine !!!

Les listes noires

Il ne faut pas mélanger détection et couverture. Un système à listes noires ne peut détecter que les pages recensées dans sa liste d'URLs. Il faut comparer la taille des listes noires qui ne dépassent jamais les 5 millions d'URLs, au nombre considérable de pages présentes sur l'internet. Google indexe à ce jour plus de 10 milliards de pages sur son moteur de recherche, et Yahoo 20 milliards !

Un système technologiquement dépassé

La majorité des solutions de filtrage actuelles font appel aux bases d'Urls, nécessitant moult moyens techniques et humains. Celles-ci sont de moins en moins à jour, compte tenu de la croissance exponentielle d'Internet : Google indexe plus de 10 milliards de pages sur son moteur de recherche, et Yahoo 20 milliards !

Sans compter qu’un simple filtre textuel et syntaxique ne peut faire la différence entre deux pages utilisant le mot "sexe" dans différents contextes. Le contenu de certains sites de prévention ou d’éducation sexuelles peut être considéré à tords comme à caractère pornographique.

Trop de catégories

Certains logiciels fonctionnant avec des listes noires, indexent des milliers de pages qui n'ont rien à voir avec la protection des mineurs. L'interface d'administration peut proposer aux parents, souvent novices, de choisir de bloquer ou non des dizaines de catégories parfois déroutantes (boulimie, religion, jeux vidéos, musique). Dans certaines catégories, la seule possession de listes d'URLs est pénalement punie (pédophilie, terrorisme).

Ces catégories trop nombreuses font perdre de vue aux parents le rôle du logiciel. De plus, les « catégories marketing » compliquent encore plus la tâche de l'installation et de la configuration du logiciel. L'autre aspect du problème est qu'on détourne le rôle du logiciel. Nous ne sommes pas face à un outil qui aide les parents à éduquer leurs enfants à l'utilisation de l'Internet. Mais on fait croire aux parents qu'ils n'ont plus à se soucier de ce que font leurs enfants sur le web. On sort du champ de la protection des mineurs pour entrer dans celui de l'éducation et du dialogue parental. Ces catégories induisent une confusion dans le rôle d'un logiciel de filtrage. Elles risquent vraiment de dédouaner les parents de leur rôle éducatif et protecteur. Ce n'est pas en cochant la catégorie suicide dans l'interface d'un logiciel qu'on a protégé son enfant de tout risque.